Jour 9: Ailes et sans-ailes
Les ailes d'une fée lui permettent de voler mais sont aussi un symbole de maturité. Un nourisson naît avec les motifs de ses futures ailes dessinés dans son dos et sur ses épaules. Garçons comme filles doivent attendre l'adolescence pour pouvoir les sentir s'ouvrir et ainsi être traité comme un adulte.
Traditionellement, une fille ailée était considérée prête pour le mariage, prête à passer d'un bal à l'autre, collectionant les robes de soirée en attendant un prétendant riche mais surtout de bonne famille. Un garçon était vu en tant qu'homme mature pouvant prendre d'importantes décisions telles que succèder aux affaires de son père, choisir un métier ou quitter son pays.
Ceci dit, il se trouve des fées dont les ailes ne se «réveillent» jamais. Elles deviennent alors stigmatisées, souvent rejetées par leurs familles ou même cachées du regard public. Il faut dire que ces manières sont surtout celles des maisons puissantes et fortunées. Les familles ouvrières ou même de la petite noblesse sont plus tolérantes et aimantes envers leurs membres dits «sans-ailes».
Beaucoup de sans-ailes se retrouvent isolés, à la rue ou incapable de se trouver un emploi digne pour subvenir à leurs besoins. Des préjugés en sont nés, disant que les sans-ailes ont une prédisposition à la paresse et à la contravention légale, qu'ils ne peuvent accomplir plus que des tâches manuelles, que l'éducation supérieure est trop complexe pour leur cerveau sous-développé.
Il arrive parfois que certains arrivent à se hisser dans les rangs de la société à coup de travail acharné et de chance.
Le Valet est l'un de ceux-là.
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